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27 septembre 2007

NON A LA DECHARGE

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Le sujet du moment à Bessan est le nouveau projet de décharge aux portes du village, sur le territoire de la commune voisine de Montblanc. Le maire, Robert Raluy et le conseil municipal y sont opposés.

Pourquoi ? Voici les termes de la délibération votée par le conseil municipal ce 25 septembre 2007.

« M. le Préfet a engagé, par arrêté du 27 juin 2007, une procédure de déclaration d'intérêt général pour la réalisation du projet dit « d'écopôle de la Vallasse ».

Il s'agit d'un centre de traitement , de valorisation et d'élimination de déchets réputés non dangereux sur le territoire de la commune de Montblanc. Il faut noter, tout d'abord, l'importance du projet, implanté sur 33 hectares représentant 21 années d'exploitation, à raison de 180.000 tonnes de déchets par an, et son implantation en limite du territoire de Bessan, à proximité immédiate de l'ancien centre d'enfouissement technique (CET) de la « Garrigue Haute » pour la fermeture duquel la population de Bessan et les élus se sont battus pendant des années. Cette implantation de même nature que l'ancien CET constitue à la fois une provocation à l'égard de la population bessanaise et un reniement des engagements qui ont été pris par l'Etat au travers de la convention de fermeture du site de Bessan.

Quant au projet lui-même, le manque de pertinence du choix de ce site pour accueillir les déchets ménagers de tout l'ouest héraultais, et sans doute au-delà, est évident. Sur le plan des nuisances aux populations, il faut noter que les quartiers résidentiels de Bessan sont situés dans le rayon des 3 kms présentés dans le projet et les premières habitations à 200 mètres, ce qui fait de cette implantation un site dangereux si des émanations toxiques devaient se produire. Même si la société VALORSYS n'envisage que des émanations de gaz liées à la méthanisation on peut s'interroger sur l'opportunité de créer un centre de traitement de cette ampleur avec des contraintes si fortes sur l'habitat.

Sur le plan environnemental, le site est implanté sur la nappe Astienne, réserve d'eau précieuse mais fragile que le syndicat mixte d'études et de travaux de l'astien (SMETA) s'emploie à préserver depuis plusieurs années et alors même qu'un schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) a été prescrit. Le SMETA s'est fermement positionné contre toute création de centre d'enfouissement de déchets dans ce secteur. La commune déplore le manque de concertation et de cohérence entre deux politiques sectorielles relevant du domaine environnemental, la protection de la ressource en eau et la gestion des déchets.

Sur le plan économique l'atteinte portée à l'agriculture dans un secteur ou la vocation viticole est affirmée aura des conséquences sur le tissu économique local en particulier pour décourager les efforts entrepris localement pour développer l'éco-tourisme ou l'agriculture raisonnée. Par ailleurs, le site de la Vallasse se situe au cœur d'une région dominée par le tourisme avec les stations d'Agde, de Vias, Portiragnes et Cers. La dévalorisation du territoire en terme d'image s'inscrit en contrepoint des actions de développement engagées par ailleurs.

L'augmentation du trafic routier en particulier des poids lourds est évaluée par la société VALORSYS à 60 trajets jours de 20 tonnes et 30 trajets jours de 8 tonnes : soit 90 poids lourds par jour. Il faut rappeler que l'accès par la sortie autoroutière « Agde - Pézenas - Bessan » (sortie n°34 de l'A9) impose la traversée de Bessan, interdite aux poids lourds de plus de 5,5 tonnes de fait de voiries non adaptées. L'accès par Béziers supposerait de transiter par la zone d'activité commerciale. L'impact de ce trafic sur les itinéraires empruntés en terme de sécurité routière, de nuisance aux riverains et de charges pour la commune n'a pas été étudié dans l'étude d'impact, encore moins les mesures compensatoires.

Dans la forme, il n'est pas acceptable du point de vue de l'intérêt public que des projets de cette importance ne soient soutenus que par une étude d'impact rédigée par la société porteuse du projet elle même. La confusion d'intérêt qui en résulte ne peut garantir l'objectivité de l'étude, et est donc susceptible de conduire les pouvoirs publics à prendre des décisions qui ne sont fondées sur aucune étude sérieuse. Par ailleurs la commune de Bessan en particulier du fait de la proximité de sa zone d'habitat et les autres communes limitrophes auraient dû être associée en amont.

Pour ces raisons la commune de Bessan, représentée par son conseil municipal statuant à l'unanimité se prononce contre ce projet et demande instamment qu'il soit retiré ».

Commentaires

comment un prefet peut il souscrire pour un tel projet . est il senile ? L'interet general n'est il pas plutot son interet personnel ? Alors que l'on parle de penurie d'eau, de secheresse, de la qualité des eaux de nos riviére il serait temps que de tel projet sur nappe ne puisse plus jamais etre imaginé ; amicalement

Ecrit par : Fauquez | 05 octobre 2007

merci Fauquez pour votre soutien. Le collectif intercommunal anti décharge sera sans aucun doute très sensible à toutes les interventions qui s'unissent contre ce projet effectivement contre nature, en créant une méga décharge sous la nappe d'eau potable qui alimente une trentaine de communes dans l'ouest de l'hérault. A samedi peut être lors de la manifestation au péage de Bessan.

le webmaster.

Ecrit par : webmaster | 05 octobre 2007

Il n’y a pas que les lixiviats qui sont inquiétants dans un lieu de décharge qui ne respecterait pas la réglementation. Il serait temps, dans le cadre d’un Grenelle de l’Environnement local, de se pencher également sur la nature des produits utilisés par nos viticulteurs et d’en déduire les éventuels effets sur la nappe Astienne. Tant qu’à vouloir la vérité, autant aller jusqu’au bout.

Ecrit par : Guy Frenege | 05 octobre 2007

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